Animations et Conférences

Edition 2018

 

MARCHE DE PRODUITS BIOLOGIQUES ET ECOLOGIQUES

Samedi: 14h à 19h        

Dimanche: 10h à 18h

100 exposants: producteurs, transformateurs, distributeurs, artisanat, habitat sain, énergies renouvelables, associations…

Animations samedi et dimanche (enfants, adultes)

       Ferme du Pichet      http://www.fermedupichet.fr/notre-ferme-itinerante/

«Les animaux de la ferme »

Atelier découverte sur la fabrication du beurre et de la farine.

- Samedi et Dimanche à partir de 15h: Atelier Cuisine avec des plantes sauvages

Ambiance musicale :

  Samedi AM : Tout Allant Vers

  Dimanche :  NITCHO REINHARDT

Samedi 18 h à 20h : Scène ouverte

Restauration et Buvette Bio

 * Restauration « Repas bio 88 » : Les producteurs locaux vous accueillent au lavoir et vous convient à un repas convivial avec leurs produits bio (proposé par le Groupement des Agriculteurs Biologiques des Vosges).

Voir menus et tarifs sur www.relangesbio.fr dans la rubrique « Restauration »
ou            https://www.facebook.com/repasbio88/ 

Samedi à partir de 19 h   ambiance musicale avec le Duo Influence

Dimanche de 11 h 30 à 14 h 30

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Samedi 21 avril

14h à 17h Circuit en véhicule tracto-mobile

Visite de ferme : La conversion en bio

15 h à 17h « Cour du Foyer »

Atelier auto-construction pour gagner en autonomie animé par Epinal en transition L’Eolienne PIGOTT

 

15h « Salle Foyer »                                      

Conférence/débat :      « Géopolitique de la faim et de la malnutrition »

Par Alain MAILFERT, Professeur des Universités émérite

A l’occasion de la Journée Internationale annuelle de la Terre Nourricière du 22 Avril, instaurée par l’Organisation des Nations Unies depuis 2009, il nous parait judicieux de présenter, au cours de la manifestation de Relanges Bio, des données qui concernent la faim et la malnutrition dans le monde. Nous utiliserons le bilan effectué par la FAO et complété par les travaux de spécialistes du domaine. Avec environ 900 millions d’affamés, chiffre stable depuis un siècle, et 2 milliards d’humains souffrant de séquelles de malnutrition, la faim reste un problème majeur du début du 21ème siècle.
Nous examinerons la répartition des victimes en fonction de leur origine géographique et de leur activité sociale, et nous effectuerons une analyse des origines de ce fléau, que les systèmes agro-alimentaires s’efforcent en principe de combattre. On montrera que les raisons sont politiques, économiques et écologiques, tout autant que climatiques. Nous expliquerons en particulier, à partir de quelques exemples, le lien les entre les situations de famine et  les conflits écolo-distributifs, appelés aussi « l’écologisme des pauvres ». Ceci nous conduira à identifier les pistes de solutions économiques et politiques que l’ONU s’efforce de promouvoir, les réticences observées et les combats à mener.

Faim, malnutrition, écologisme des pauvres.

 

 

Toutes les cinq secondes, quelque part dans le monde, un enfant de moins de dix ans meurt de faim.

                                                                                     Jean Ziegler

Préambule : la Terre Nourricière

La manifestation « Relanges BIO » est organisée en 2018 le week-end des 21 et 22 Avril. Cette dernière date (22 Avril) est célébrée par l’ONU depuis 2009 comme « Journée Internationale de la Terre Nourricière »[1]. Le concept de Terre Nourricière, particulièrement important pour l’humanité, traduit la prise de conscience actuelle de la vulnérabilité de la fine couche superficielle du globe où se crée et se reproduit la vie, qu’elle soit végétale ou animale.

La photo proposée par l’ONU pour symboliser la Terre Nourricière représente un champ de céréales (éléments essentiels de la nourriture humaine), moissonné (importance du travail humain), sous une averse (nécessité de l’eau, importance du climat) et un arc en ciel (espoir d’un monde meilleur). La silhouette aux hanches larges qui s’éloigne rappelle que les femmes, outre leur fonction nourricière, ont joué dans toutes les civilisations un rôle primordial dans le développement de l’agriculture.

Les mouvements actuels de protection de l’environnement, de l’agriculture « biologique » en particulier, tentent de répondre au défi de satisfaire les besoins nutritionnels de l’humanité – et des autres organismes vivants – en respectant du mieux possible la fragile fonction du globe terrestre. Mais l’émergence de cette « conscience  biologique »,  et la reconnaissance de la responsabilité humaine devant une partie des agressions portées à la fonction nourricière de la Terre, doivent être confortées.

La manifestation « Relanges BIO » se déroule au sein de ce combat. Nous avons choisi dans notre intervention « Faim, malnutrition, écologisme des pauvres » de présenter d’une manière très générale quelques données relatives aux formes les plus visibles des déficits nutritionnels qu’affronte l’humanité : la faim dans ses formes extrêmes, et les diverses formes de malnutritions. Nous montrerons quels liens existent entre la faim et certains conflits environnementaux, ce qui mène à définir un « écologisme des pauvres ». Après avoir décrit l’ampleur du drame de la faim, nous chercherons ses origines et suggérerons des pistes de résolution. Les éléments présentés résultent en particulier d’une compilation de travaux et publications des Nations Unies (Food and Agriculture Organization, FAO) dont les rapports annuels depuis 1947 « La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture » sont la référence de base. Le titre du dernier rapport annuel de 2017, « Mettre les systèmes alimentaires au service d’une transformation rurale inclusive » est une injonction politique et sociale dont nous examinerons la pertinence[2].

Le bilan

Combien d’humains ont-ils faim ?

Des critères élaborés par l’ONU, via l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), permettent d’identifier et de dénombrer « théoriquement » ces personnes. Les normes utilisées sont énergétiques,  calculées à partir du nombre de calories alimentaires disponibles par  jour et par individu ; il faudrait 2700 Cal/jour pour un adulte normal, en activité normale, 1600 Cal/jour pour un enfant de cinq ans. Un adulte « normal » peut être considéré comme sous-alimenté (sous-nutrition) en dessous de 2000 Cal/jour, gravement sous-alimenté en dessous de 1200 Cal/jour. Les chiffres retenus par l’OMS dépendent de l’âge, de l’activité, du climat… Selon ces critères énergétiques, 800 à 900 millions (pour simplifier : près d’un milliard) de personnes éprouvent en permanence la faim, sur les quelque 7,5 milliards de la population actuelle.

Quelle est l’évolution globale de la faim dans le monde ?

Le chiffre de 800 – 900 millions d’affamés est resté à peu près le même pendant la période 1970-2010, alors que l’humanité passait de 3,7 milliards à 6,7 milliards d’individus sur la période. Sans que les données soient complètement fiables, il semble qu’il était du même ordre au début du 20ème siècle ; à cette époque (1,8 milliards d’humains en 1900), c’est donc un humain sur deux qui souffrait de la faim…

Mais après une lente décrue du nombre d’affamés jusqu’en 1995, la FAO a observé une remontée depuis cette date, de manière concomitante avec l’augmentation constante de la population mondiale d’une part, d’autre part sous l’influence du changement climatique et de ses conséquences, de l’état de conflit des populations, et enfin des multiples pollutions modernes. Ces effets sont  insuffisamment contrebalancés par :

  • ·        L’action politique volontariste de différents Etats et des institutions internationales  susceptibles d’intervenir (FAO, FMI, diverses Banques de développement, etc.).
  • ·        Les progrès des sciences et techniques de l’agriculture et de l’alimentation (« révolution verte » de 1960 à 1990, mise en cause à l’heure actuelle), dans un contexte climatique rapidement évolutif, surtout dans les régions tropicales ou semi-désertiques.
  • ·        L’action humanitaire des ONG et de diverses organisations caritatives (par exemple MSF/Médecins sans Frontières, ACF/Action Contre la Faim, Comités contre la faim de diverses obédiences religieuses), efficaces mais confrontées à des défis énormes.

Pourtant, en l’an 2000, dans ses objectifs pour le troisième millénaire, la FAO fixait une diminution par deux du nombre d’affamés en 2015 ! Un des objectifs de cet exposé est de comprendre pourquoi on observe la « stabilité » du nombre de victimes.

Qui sont les victimes de la faim ?

Elles sont en général « extrêmement pauvres » (critère résultant de l’estimation de la Banque Mondiale : moins de 1,25 dollars/jour et par individu, d’où les difficultés de se procurer la nourriture). Ce sont (chiffres résultant des évaluations ONU):

  • ·        Des petits paysans des pays en développement (500 millions ont faim, sur 3 milliards d’êtres humains de cette catégorie), dont les productions par nature saisonnières, ne supportent pas la concurrence des marchés de l’industrie agroalimentaire mondialisée.
  • ·        Des travailleurs sans terre des grandes exploitations agricoles (200 millions sur 800), souvent des populations déplacées depuis d’autres pays (Bengladesh vers l’Afrique) après expulsion des populations d’origine, et insuffisamment rémunérées. C’est très manifestement une des formes modernes de l’esclavage.
  • ·        Les cueilleurs, chasseurs, pêcheurs, des espaces collectifs non attribués, forêts, rivages (100 millions). Ces espaces sont soumis à des pressions d’appropriation, de la part d’exploitants des « ressources naturelles » (forêts, minéraux, mangroves) ou de nouvelles « industries » bénéficiant aux pays développés (industrie de la crevette par exemple).
  • ·        Le reste (100 millions)  comprend des populations diverses plus ou moins bien urbanisées (bidonvilles, slums, favellas…), et issues pour une grande partie des catégories précédentes.

On remarque que pour plus de 80% d’entre eux, ils vivent en contact direct avec des terres agricoles !

Quelles régions sont-elles  concernées ?

En millions d’individus (chiffres 2010, arrondis) :

  • ·        Asie du Sud-Est et Pacifique (Inde, Pakistan, Chine, Indonésie) : 550
  • ·        Afrique subsaharienne : 230
  • ·        Amérique latine et Caraïbes : 50
  • ·        Proche-Orient et Afrique du Nord : 35
  • ·        Pays développés (Etats Unis, Canada, Europe) : 20

Au sein de chacun de ces grands blocs, la situation et son évolution dans le temps, peuvent être très variables en raison des différentes politiques des différents Etats. Une comparaison entre la situation en Chine et en Inde est particulièrement instructive :

La Chine a connu une période dramatique de 1958 à 1970, avec « le grand bond en avant » qui a conduit à de terribles famines (plus de 40 millions de morts ?) et 47% d’affamés en 1970 (390 millions). Mais après 1980, la politique volontariste de cet Etat dont on connait l’autorité a conduit à ramener la fraction de population chinoise affamée à 12% en 2010 (160 millions), alors même que la population chinoise croissait de 64% depuis 1970 ! Les raisons en sont un développement agricole bien ciblé, des productions destinées surtout à la consommation intérieure y compris celle des pauvres, et un contrôle des naissances autoritaire bien que discutable…

Par contre, l’évolution démographique de l’Inde est beaucoup moins favorable, avec 28 millions de naissance par an (contre 16 millions en Chine), un contrôle par l’Etat beaucoup moins rigoureux, malgré un programme récent (2013) de nourriture bon marché pour les plus pauvres. Le nombre d’affamés (environ 220 millions), est resté constant sur la période 1970-2010.

Faim et malnutrition

Le choix du critère énergétique pour définir la faim date des années 1960, époque à laquelle la population mondiale entamait une croissance qui nécessitait de produire de grands volumes d’alimentation, céréales principalement : blé, maïs, soja, riz. La « révolution verte[3] » a tenté de répondre à ce défi. Mais la norme énergétique seule, définissant « la faim » de manière abrupte, ne suffit pas pour caractériser l’état de déficience alimentaire d’un individu ou d’une population. Le concept de malnutrition est plus complexe, moins facile à objectiver, mais plus réaliste.

Outre le déficit énergétique, la malnutrition traduit les manques (ou parfois les excès) de certains nutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments), dont les effets sont multiples :

  • ·        retards de croissance des enfants sous-alimentés (160 millions d’enfants de moins de cinq ans sous-alimentés dans le monde en 2011, dont 62 millions en Inde, un enfant sur deux, selon l’UNICEF : triste record mondial),
  • ·        vulnérabilité devant des maladies infectieuses, et maintenant surtout devant des pollutions diverses (eaux, air, déchets de l’industrie chimique ou minérale, insecticides, herbicides…) dont des travaux très récents[4] ont montré qu’elles frappent en particulier les pays pauvres où sont délocalisées des activités industrielles sans protection, et qu’elles sont trois fois plus redoutables que l’ensemble des maladies infectieuses sida, tuberculose, paludisme (total mondial des décès par pollution : 9 millions de morts en 2015).
  • ·        « Amorphisation » de populations entières due à des carences en vitamines ou minéraux (Fe, Zn, I, vitamines) avec baisse en particulier des capacités cérébrales ; à noter que ces pathologies étaient déjà observées et référencées (goitres, crétinisme) par la médecine officielle dans certaines régions montagneuses d’Europe au 19ème siècle… On doit remarquer aussi que les comportements de certaines populations, désavoués par les opinions publiques occidentales (nonchalance…), ne sont parfois que l’indice de malnutritions structurelles.
  • ·        Pathologies d’origine alimentaire telles que le diabète ou l’obésité, qui sont souvent liées au contenu même de l’aide alimentaire mondiale, ou aux bons soins des multinationales de l’alimentaire (boissons sucrées)!

On considère généralement qu’au milliard de personnes souffrant de faim il faut ajouter deux autres milliards d’humains souffrant de déficits en micronutriments essentiels, et des séquelles associées ; mais un demi-milliard souffrent aussi de surcharge pondérale, diabète ou obésité !

L’évolution depuis quarante ans, très récemment calculée[5], des différents types de malnutrition chez les enfants et adolescents (5 à 19 ans) montre l’existence actuelle d’un « double fléau » :

  • ·        Le déficit pondéral (défini par l’OMS) touchait en 1975 surtout les « pays du Sud » avec 165 millions d’enfants – adolescents (dont 24 millions en Chine) et 192 millions en 2016 (dont 8 millions en Chine et 120 millions en Inde-Pakistan-Bangladesh).
  • ·        Mais l’obésité, nouveau fléau en croissance très rapide, qui touchait « seulement » 11 millions d’individus de cet âge en 1975 (dont 3 aux Etats-Unis et 0,5 en Chine), en atteint 125 millions en 2016 (dont 14 aux Etats-Unis et 29 millions en Chine !). La surcharge pondérale est bien caractéristique d’un certain mode de développement…

 

Les raisons de la faim dans le monde

A – Faim et faim :

Deux « catégories » de faim  peuvent être relevées suivant leur origine :

  • ·        Faim conjoncturelle, la plus facile à comprendre : conditions climatiques normales, mais à variations saisonnières, ou exceptionnelles, sécheresses, cyclones, inondations douces ou salées, nuées de criquets, guerres. A noter l’accélération des « épisodes exceptionnels », avec les conséquences du changement climatique, bien réel et dramatique dans de nombreuses zones. Et qui modifie dans le temps les « conditions normales » ! Pour des aides conjoncturelles, l’ONU a mis en place depuis 1962 un Programme Alimentaire Mondial, touchant jusqu’à 80 millions de personnes par an. Mais les aides apportées nécessitent souvent un droit d’ingérence, d’où des difficultés politiques pour certains types de famines (en particulier celles découlant de conflits internes aux Etats).
  • ·        Faim structurelle (systèmes politiques, économiques ou culturels de production, de transport, et de consommation des aliments), en interférence avec les politiques mondiales des Etats et des entreprises multinationales de l’agroalimentaire. Le concept de « système alimentaire » est tout à fait pertinent, qui inclut des paramètres sociaux et culturels à différentes  échelles, locales ou mondiales. Et les produits alimentaires ont la caractéristique d’être bien adaptés aux manœuvres spéculatives (rétention provisoire de stocks), ce qui donne à la faim structurelle une prévalence grandissante dans un monde régi par les profits financiers.

B -  L’indifférence des opinions publiques des pays riches. Malthus n’est pas mort.

Une bonne partie des populations des pays développés redoutent la montée générale de la population mondiale (1,8 milliards de terriens en 1900, puis 2,8 en 1950, et 7,8 maintenant). Malthus déjà (19ème siècle) avait théorisé la croissance du nombre d’humains, loi exponentielle croissante dès lors que le taux de naissance par femme est un peu supérieur à 2,… En fait, dès lors que, par femme, le nombre d’enfants qui atteignent l’âge de se reproduire (13 ans) a cette valeur de 2,.. Ce qui explique que dans les sociétés anciennes à très forte mortalité infantile (espérance de vie à la naissance de quelques années), le nombre de nouveau-nés par femme pouvait atteindre une dizaine, la population restant stable, décroissant même ! La médecine infantile ayant partout progressé au 20ème siècle, l’espérance de vie a cru de manière spectaculaire, et on a observé cette inquiétante croissance prédite par Malthus ; en conséquence les pays développés se font souvent une bonne conscience vis à vis des souffrances mortelles de ces populations « qui font trop d’enfants », et dont les famines et épidémies participent à la régulation !  En outre l’opinion publique occidentale refuse d’accueillir les émigrés, mais sans trop analyser les raisons profondes de ces migrations, où la faim figure au premier rang.

Pour finir d’expliquer le peu de mobilisation des opinions publiques occidentales vis-à-vis de la faim des pays du Sud, il faut ajouter la tendance à la stigmatisation des pauvres en Occident depuis le milieu du Moyen Age (12ème/13ème siècle, débuts de l’économie libérale, essor d’une bourgeoisie commerçante « moderne »). Il faut souligner pourtant qu’à l’époque un certain François d’Assise refusait cette stigmatisation des pauvres, ce qui explique le choix de cette référence morale par la plus haute autorité de l’Eglise chrétienne actuelle, un pape issu justement d’un pays du Sud…

Le malthusianisme prend maintenant la forme de la proposition : la population mondiale ne doit pas dépasser une limite que l’exploitation des ressources naturelles, y compris l’agriculture mondiale, ne saurait rassasier. Les nécessités bien réelles d’une écologie rationnelle viennent au secours du malthusianisme ! D’où la nécessité de politiques natalistes limitant le nombre d’enfants par femme. A la manière autoritaire de la Chine, particulièrement connue, avec un enfant par femme, (mais l’effet pervers sur le « décès » des petites filles), il faut préférer des choix plus démocratiques : instruction généralisée des femmes et systèmes de protection sociale, comme cela a réussi au Brésil sous la présidence du président Lula.

C -  La prédation, la spéculation, la dégradation de l’environnement :

Il existe au moins trois manières principales de « faire de l’argent » sur le dos des populations déshéritées, qui du coup rencontreront de nouvelles difficultés pour financer leur nourriture :

  • ·        Prédation vis-à-vis des communautés propriétaires de terres cultivables, très forte depuis la crise de 2007-2008. Les « capitaux flottants » des pays riches (dont la France), que « la crise » a détournés de la bulle immobilière, ont permis le rachat, à très bas prix et par centaines de milliers d’hectares, de terres arables situés dans des pays à faible pouvoir étatique (ou à fort pouvoir corruptible !) en Afrique, Amérique du Sud, etc. Ces terres sont ensuite affectées à des productions sans rapport avec les besoins locaux : soit des produits alimentaires pour le bétail des pays développés (soja[6]), soit des produits alimentaires « de luxe », même « biologiques », soit des produits à finalité industrielle ou énergétique (palmiers à huile pour agrocarburants), par exemple. Elles peuvent aussi être gardées en jachère, dans un simple objectif de spéculation ultérieure, ce qui est le plus scandaleux. A noter que les prédateurs utilisent de préférence les situations d’instabilité politique pour « faire leurs coups ». De là à imaginer qu’ils les provoquent…

Remarquer que cette prédation, dont les objectifs de profit sont très généralement à court terme, a aussi des effets de dégradation à long terme sur les sols eux-mêmes : érosion physique faisant disparaître la couche de terre arable, diminution  drastique de la diversité biologique, fragilisation des pouvoirs nutritionnels des produits agricoles.

  • ·        Prédation vis-à-vis des travailleurs : les anciens paysans dépossédés de leurs terres, parfois expulsés de force et qui ne disposent d’aucun dispositif de protection, sont contraints soit de vivre une forme d’esclavage sous-payé, soit d’émigrer vers des bidonvilles locaux. Ils sont remplacés parfois par de plus miséreux qu’eux, « importés » par exemple du Bangladesh vers l’Afrique.
  • ·        Spéculation sur les produits agricoles.  Elle est facilitée par la disjonction entre les lieux de production et les lieux de consommation, d’où nécessité de transport et de stockage. C’est très simple : un fonds spéculatif achètera des stocks de denrée « de première nécessité» (blé, riz, maïs) et ne les livrera qu’après que la faim ait fait grimper les prix.  Il suffit d’attendre et d’avoir des espaces de stockage (dont des cargos dont la destination n’est choisie qu’en cours de navigation…). Ce type de spéculation « explose » semble-t-il, depuis 2006 -2008.

A ces formes de prédation envers les humains on sait maintenant qu’il faut ajouter la prédation vis à vis de l’environnement, car si toute activité humaine comporte la consommation d’énergie et de matières, les activités en lien avec le sol (la fine couche productrice de la Terre Nourricière), qu’elles soient agricoles ou minières, laissent une « empreinte écologique » qui peut aller jusqu’à la stérilisation complète et irréversible du sol et son empoisonnement, la disparition complète de la biodiversité terrestre et aérienne…

D –  La spécialisation « rationnelle » des territoires des pauvres ; les conflits écologico-distributifs, l’écologisme des pauvres.

Dans les pays occidentaux industrialisés, l’idéologie de la répartition « rationnelle » des tâches industrielles (taylorisme), pour réaliser des optima de productivité, est connue pour les méfaits sociaux et humains qu’elle crée. Il lui correspond, pour l’agriculture industrialisée (de tout pays), l’idéologie de la répartition des  territoires en très grandes unités monocultivées, ce qui facilite pour un temps les accroissements de productivité, mais au prix de dégâts environnementaux importants.

L’agriculture mondialisée de nombreux pays pauvres, aux mains de pouvoirs financiers extérieurs, obéit à la spécialisation des terres avec ses conséquences écologiques. Elle suit alors les besoins des clients (pays riches) et non les besoins des populations locales, donc au mépris des cultures vivrières locales. Et les territoires étant toujours le lieu de vie de diverses populations, les politiques d’affectation de ces territoires définis extérieurement comme lieux de ressources mondialisées (pétrolières, minérales, agricoles, touristiques,…) influent sur le bien-être, voire la survie et la simple présence, de ces populations. On est alors en présence de conflits environnementaux (écologico-distributifs, avec parfois revendications d’un « écologisme des pauvres », suivant la dénomination de Joan Martinez Alier[7])

On observe dans certains cas des mobilisations locales des communautés humaines peuplant le territoire (en particulier, aux USA, tribus indiennes quand elles peuvent s’appuyer sur des droits établis) ce qui conduit parfois à la victoire des « pauvres», donnant naissance à une « justice environnementale », mais plus fréquemment  la faim, les migrations, voire des vagues de suicide (Inde dans les années 1970) sont la rançon de ces conflits.

E -  La spécialisation « rationnelle » des territoires des pays riches.

L’agriculture des pays riches eux-mêmes est soumise à cette idéologie des monocultures à fort rendement. Il est vrai que la « révolution verte » a conduit à une croissance mondiale spectaculaire des productions agricoles de 1970 à 2010[8] : croissance de plus de 110% pour le riz et le blé, de 220% pour le maïs, de 500% pour le soja… Mais ceci au prix d’une agriculture intensive à grand renfort :

  • ·        d’intrants chimiques, d’insecticides, d’herbicides, d’OGM, d’irrigation ;
  • ·        de mécanisation, génératrice de tassement des terres et d’effet de serre.

Les résultats en sont :

  • ·        une chute très visible de la bio-diversité terrestre ou aérienne (insectes, avec 75% de leur biomasse disparue en 27 ans, abeilles, oiseaux…),
  • ·        la stérilisation à long terme de sols dont « la richesse productive se dégrade »[9]
  • ·        la pollution des ressources en eau dans les régions spécialisées dans l’élevage (Ouest de la France), et l’appétit démesuré en amendements organiques et irrigation des régions « greniers à grains » (Bassin Parisien, Aquitaine), demandant « toujours plus ».

En outre le faible coût des produits de base, obtenus « chez nous » pour les exporter trop bon marché, souvent subventionnés sous le prétexte fallacieux d’aider les pays pauvres, voire de « nourrir le monde »[10], met en faillite et affame les petits producteurs « du Sud » : ne pas oublier que la moitié des affamés du monde sont des petits paysans aux revenus insuffisants ! Les rendre dépendants de « notre  aide » en céréales est une indignité, justifier notre politique agricole par une charité dévastatrice est une escroquerie. Notre optimum du rendement économique n’est pas l’optimum du bien-être de l’humanité, le respect de la dignité humaine ne se mesure pas en euros, en n’importe  quelle monnaie  d’ailleurs. L’humanisme et l’économie sont des « grandeurs incommensurables » !

F-  Le réchauffement climatique et l’évolution difficile des techniques agricoles ; la révolution agro-écologique, l’agriculture éco-responsable et leurs difficultés

Le réchauffement climatique est une réalité très sensible en particulier en zone tropicale et en zones de montagne, mais aussi dans les très grandes surfaces de deltas ou estuaires, où la montée du niveau des mers va rendre inhabitables des territoires  où une grande partie de la population mondiale se trouve concentrée.  Ces particularités sont maintenant reconnues de la grande majorité des scientifiques mondiaux, qui ont dans la revue BioScience publié une alerte solennelle « Avertissement à l’humanité »[11]. A ces conditions nouvelles pourraient répondre une évolution des techniques et produits agricoles, qui ne retombe pas dans  les travers de la « révolution verte » de 1960, donc s’appuyant sur l’agro-écologie, l’agroforesterie, etc. Mais cela supposera que d’une part les agriculteurs concernés adoptent ces techniques éco-responsables (résistances culturelles), d’autre part que les manoeuvres économiques et le lobbying des entreprises multinationales chimiques et agroalimentaires, qui ont développé pour leur profit l’agriculture industrielle, ne sabotent pas ces solutions.

G-  Des armes de guerre alimentaires : blocus alimentaire, contrôle hydrique des territoires.

Plusieurs conflits récents  révèlent un aspect révoltant des causes de la faim : outre le « simple » blocus alimentaire (Cuba, Yémen, Syrie) pratiqué depuis toujours, l’assèchement des nappes phréatiques, et de l’aval des fleuves, par pompage (nappes phréatiques) ou barrages amont pour l’irrigation, ont d’énormes conséquences sur l’état de famine des populations visées, et devient ainsi une arme de domination. Voir par exemple le cours du Nil, le Tigre et l’Euphrate, le contrôle par la Chine du réservoir d’eau que constitue le Tibet, ou l’état hydrique  de la Palestine. Les effets de la migration des affamés qui en résulte, en ce qu’elle produit des troubles dans le pays « d’accueil », est aussi  une arme de guerre particulièrement perfide.

 

Que faire ?

Il y a beaucoup à faire. Le problème est mondial, et reconnu comme tel par une majorité des 183 pays de l’Organisation des Nations Unies, qui reste le recours de référence, avec l’outil que constitue la FAO : Food and Agriculture Organization, c’est-à-dire Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture.  En l’an 2000, les institutions internationales avaient présenté les objectifs du millénaire, dont l’éradication de la faim (« Objectif Faim Zéro »). La première phase devait en quinze ans (2015) diminuer par deux le nombre d’êtres humains victimes de la faim, nombre qui passerait ainsi de 800 millions à 400 millions. Or ce nombre est resté stable, en augmentation, même !

Les trois principales raisons de la faim et des malnutritions, telles qu’elles apparaissent des arguments précédents, sont :

  • ·        Le dérèglement climatique, montré du doigt solennellement par « l’Avertissement à l’humanité » de 1500 scientifiques dans la revue BioScience de novembre 2017, problème d’origine anthropique qui demande une mobilisation urgente des institutions internationales et des Etats, mais aussi une prise de conscience de la société civile, et de chaque citoyen[12]. La débauche d’énergies fossiles nécessitées actuellement par la production, le transport et le traitement des produits agricoles (y compris les engrais) accélère ce dérèglement. Mais le pillage des matières premières (minéraux : métaux, terres rares en particulier) va aussi dans le sens des atteintes à la biologie terrestre et à la croissance d’une pollution meurtrière pour l’humanité.
  • ·        Un contrôle insuffisant par les composantes de l’humanité, et par les individus, de la croissance démographique. Le malthusianisme se voit conforté par les arguments de l’écologie moderne. Les politiques exemplaires suivies par plusieurs Etats, consistant à développer l’instruction des femmes et à mettre en place un système généralisé de protection sociale, conduisent naturellement à une diminution bénéfique du nombre d’enfants par femme, sans injonction individuelle autoritaire d’anciens colonisateurs !  Cette méthode devrait être généralisée…
  • ·         Le « goût du lucre »[13] c’est-à-dire la recherche avide du profit financier, qui justifie les spéculations, les prédations, le mépris et l’exploitation des pauvres… Que faire devant un tel délabrement moral ? Un coup de chapeau aux mouvements philosophiques ou religieux (franciscains, mouvements non-violents, etc.) qui s’élèvent contre cette infamie. Mais une solution généralisable à l’ensemble de la société ne peut prendre que la forme de décisions politiques au niveau des Etats ou des instances internationales. Les entreprises de l’agroalimentaire ou de l’industrie chimique, multinationales pour mieux éviter les régulations nationales contraignantes, sont au premier rang des responsabilités (Nestlé, Bayer-Monsanto, Cargill, groupe Coca Cola pour les boissons sucrées…). Les seules instances susceptibles de les réguler sont encore les réglementations nationales, bien mieux que l’utopie consistant à atteindre leur notoriété par des campagnes sur des réseaux sociaux, qu’elles savent déjà manipuler.

Dans ce cadre général d’action, des mesures à prendre par les pays riches devraient être :

  • ·        Freiner le plus possible le réchauffement climatique dû à l’effet de serre, d’origine anthropique et qui tue d’abord les pauvres « du Sud » ou les oblige à migrer ; refuser la délocalisation vers « le Sud » des industries et des déchets polluants, ce qui est aussi une délocalisation de la mort par pollution.
  • ·        Refuser l’exploitation des pauvres et de leurs territoires qui aboutit à des productions agricoles de luxe destinées aux pays riches, au détriment de cultures vivrières locales. L’industrie des crevettes de culture, installée souvent par destruction des mangroves et de leur éco-système, et par expulsion des populations locales (pauvres et dispersées, qui pourtant vivaient des ressources de la mangrove), est un exemple de ce processus.
  • ·        Refuser de subventionner les cultures intensives à bas prix de production (céréales européennes) sous le prétexte fallacieux de « nourrir le monde » avec nos produits, ce qui ruine donc affame les petits producteurs du tiers monde, incapables de produire au même prix.[14]
  • ·        Etudier et développer des pratiques agro-écologiques responsables, y compris celles destinées à des pays lointains (par exemple programmes scientifiques INRA France, en cours)

Pour tous les pays plus ou moins pauvres disposant d’une agriculture et de consommateurs, il conviendrait de : relocaliser les systèmes agro-alimentaires à stockage local, pour se prémunir des diverses formes de spéculation liées aux transferts géographiques des produits alimentaires, et économiser les énergies fossiles. Pour cela, investir dans la production locale et relier les consommateurs des villes aux producteurs locaux.

Face à la prédation opérée par certaines puissances financières, on relève de fait l’importance des choix politiques des différents Etats, avec ou sans les « conseils », toujours à suspecter, des grandes multinationales de l’agroalimentaire mondial. On observe ainsi des différences notables entre des Etats qui savent mettre, ou non,  l’objectif « Faim Zéro » dans leurs politiques. Le Brésil par exemple a connu un grand succès de lutte contre la faim il y a vingt ans, avec la mise en place d’un ensemble de protections sociales à priorité alimentaire (président Lula, dont le succès a eu pour corollaire la neutralisation par des accusations  actuelles douteuses de corruption…).

Et il serait juste que, de même que pour les problèmes liés à l’environnement (désignations de territoires comme « poubelles », c’est-à-dire lieux de stockage de déchets divers), les Etats-Unis d’abord ont développé le concept de « justice environnementale » permettant de sanctionner les auteurs de telles dégradations devant la plainte des populations locales, on pourrait imaginer une « justice nourricière » sanctionnant les politiques ou entreprises affamant les populations par prédation des territoires ou spéculation !

Pour finir, revenons à l’ONU et au soutien qui lui est nécessaire. Symboliquement, la Journée mondiale annuelle de l’alimentation, le 16 octobre, est une initiative de la FAO depuis sa création le 16 octobre 1945. L’orientation annoncée le 16 octobre 2016 était « Le climat change, l’alimentation et l’agriculture aussi ». Il s’agissait (il s’agit toujours) de transformer « intelligemment » l’agriculture et les systèmes alimentaires, les adapter aux changements climatiques maintenant inéluctables. Il peut s’agir de nouvelles plantes, pour certaines à génome modifié par sélection ou hybridation, de préférence aux manipulations génétiques encore incertaines, ou de nouvelles techniques de culture. Il faut vérifier l’acceptabilité de ces transitions par les représentations culturelles, ce qui renvoie à nos propres habitudes alimentaires. Ainsi des prises de position récentes[15] ont établi que l’alimentation issue d’une agriculture biologique, en grande partie végétale, serait possible pour toute une humanité supérieure à 10 milliards d’individus, au prix d’une réduction du gaspillage alimentaire, de l’éducation des consommateurs, et par l’amélioration des systèmes de stockage et de transport.  Mais l’acceptation culturelle de ces mesures n’est pas acquise, elles nécessitent en particulier une diminution de la consommation de viande par les pays développés, alors que la consommation de viande est vécue comme un marqueur de développement par toute une partie de l’humanité !

Le 16 octobre 2017, l’orientation définie par la FAO a été « Changeons l’avenir des migrations, mettre les systèmes alimentaires au service d’une transformation rurale inclusive ». Inclusive, c’est-à-dire incluant, pour assurer le développement, les différents groupes sociaux dans de grands ensembles (ruraux + urbains) cohérents et stables. C’est bien dire que le problème de la faim dans le monde est politique, et que sa résolution aurait des conséquences bénéfiques aussi sur le plan des migrations.

Et finalement il faut aussi soutenir et renforcer l’ONU (mise à mal par les décisions actuelles de certains dirigeants occidentaux). L’ONU est la seule instance légitime qui pourrait s’opposer, par intervention armée, à l’usage de la famine comme arme de guerre ! Mais les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU utilisent leur droit de veto pour protéger certains de leurs alliés peu recommandables… La réforme du Conseil de Sécurité et des droits de veto ne serait-elle pas envisageable ?

Quelques lectures recommandées pour approfondir :

  • ·         Jean ZIEGLER, ancien rapporteur spécial des nations unies pour le droit à l’alimentation 2000-2008 : « Destruction massive, Géopolitique de la Faim », éd. Seuil, 2011
  • ·         Bruno PARMENTIER, « Faim zéro, en finir avec la faim dans le monde », éd. La Découverte, 2014. Préface Olivier DE SCHUTTER, rapporteur spécial des nations unies pour le droit à l’alimentation 2008-2014.
  • ·         Joan MARTINEZ  ALIER, « L’écologisme des pauvres, une étude des conflits  environnementaux dans le monde » éd. Les petits matins/ Institut Veblen,  2014
  • ·         The Lancet Planetary Health, éd. Elsevier (consultable en ligne)
  • ·         The Lancet Global Health, éd. Elsevier (consultable en ligne)
  • ·         Naomi KLEIN, Tout peut changer, capitalisme et changement climatique, Ed. Actes Sud, sept.2014
  • ·         FAO, « La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture », rapports annuels depuis 1947

[1] Résolution 63/278 de l’Assemblée générale de l’ONU, du 22 avril 2009 (extrait) :

Considérant que la Terre et ses écosystèmes sont notre foyer et convaincue qu’afin de parvenir à un juste équilibre entre les besoins économiques, sociaux et environnementaux des générations présentes et futures, il faut promouvoir l’harmonie avec la nature et la Terre,

Constatant que l’expression Terre nourricière est couramment utilisée dans de nombreux pays et régions pour désigner la planète Terre et qu’elle illustre l’interdépendance existant entre l’être humain, les autres espèces vivantes et la planète sur laquelle nous vivons tous,

Notant que la Journée de la Terre est marquée chaque année dans de nombreux pays,

Décide de proclamer le 22 avril Journée internationale de la Terre nourricière.

 

[2] Plusieurs autres ouvrages généraux, de lecture conseillée pour une première approche, fournissent de précieuses pistes d’analyse. Voir liste en fin de texte. Des données plus scientifiques sur certains aspects médicaux particuliers peuvent être recherchées dans les collections  de revues « The Lancet » (éditeur Elsevier) dont « The Lancet Planetary Health »

[3] « Révolution verte » voir Wikipedia, en particulier « Révolution verte en Inde »

[4] Source : Ph. Landrigan, The Lancet, 2017

[5] Source : NCD Risk Factor Collaboration, The Lancet, 390, 2627, 2017. Repris par La Recherche, fév. 2018

[6] Voir très récemment Le Monde du 02 avril 2018 relatif à la région du Gran Chaco.

[7] Joan Martinez Alier, L’écologisme des pauvres, éd. Les Petits matins, I nst. Veblen, chap. 8.

[8] Source : FAOSTAT

[9] Rapport 5 avril 2018 de la mission parlementaire sur l’utilisation des produits phytosanitaires en France, Le Monde du 7 avril p. 12

[10] FNSEA …http://www.liberation.fr/evenements-libe/2015/09/30/agir-sans-plus-attendre-pour-nourrir-le-monde_1394018

[11] «Avertissement à l’humanité », revue BioScience 13 nov. 2017. Repris dans Le Monde, cahier Planète, 14 Nov. 2017

[12] Naomi Klein, Tout peut changer, capitalisme et changement climatique, Ed. Actes Sud, sept.2014

[13] Michel Rocard, « Le capitalisme, c’est aussi le goût du lucre », Le Figaro, 9 juillet 2010

[14] Cette mesure est classée en première priorité par Olivier De Schutter, rapporteur spécial aux Nations Unies sur le Droit à l’alimentation. Préface de « Faim Zéro », Bruno Parmentier, Ed. La Découverte

[15] « Avertissement à l’humanité », revue Bioscience, 13 Nov. 2017, repris dans le journal « Le Monde » op. cité

16h « Salle Foyer »                                      

Relation homme/animal et bien être animal ,

sujet au cœur de l’avenir de l’élevage, de l’agriculture et de notre alimentation

Avec Anne VONESCH (Alsace Nature, Collectif Plein Air)  

Militante du bien-être animal dans les élevages agricoles, Anne Vonesch, vice-présidente d’Alsace Nature veut réhumaniser les actes d’achat et de production de viande ou de lait.

Qu’on ne s’y trompe surtout pas. Elle n’est pas une de ces personnes qui aiment les animaux plus que les hommes, bien au contraire. C’est par amour de l’humanité qu’Anne Vonesch milite « pour l’empathie et l’altruisme, la solidarité et le partage, pour la protection des plus faibles, de ceux qui ne peuvent se défendre ». Et si elle a choisi il y a une vingtaine d’années de prendre fait et cause plus particulièrement pour les animaux d’élevage, c’est parce que personne ne semblait se soucier d’eux et que la question du bien-être animal était confidentielle voire occultée en France.

Elle y est d’ailleurs venue par des chemins de traverse, au sein d’Alsace Nature dont elle est aujourd’hui vice-présidente en charge de l’agriculture. Devenue membre de l’association fédérative régionale de protection de l’environnement dans les années 80 pour défendre le ried de la Bruche menacé par un projet de canalisation, elle s’est d’abord familiarisée au fil des dossiers traités avec l’écologie de rivière, les transports, l’aménagement du territoire et la pollution atmosphérique.

Dans les années 90, Alsace Nature s’est lancée dans une réflexion approfondie sur les liens entre l’agriculture et la nature. Le président de l’époque lui avait demandé de se charger de la question de l’élevage. « C’est là que j’ai découvert qu’il n’y avait pas une truie dans le Bas-Rhin qui pouvait se retourner dans sa case ». Sa première visite d’une porcherie et surtout la vision de toutes ces truies gestantes entravées dans des cases à tubulures métalliques la marqueront à jamais (lire ci-contre). « C’était le départ d’une nouvelle étape dans ma vie », confirme-t-elle.

Un élevage humain, c’est jouable 

Ses formations de théologie protestante puis de médecin, ajoutées à une vision du monde centrée sur le respect de la création, ne sont sans doute pas étrangères à son engagement pour l’environnement et les êtres sensibles. Comment peut-on rester sans réagir face à la douleur de ces volailles transportées sans ménagement vers l’abattoir (10 % de fractures sont tolérées), de ces poules encagées les unes sur les autres sans voir la lumière du jour, de ces porcs castrés à vif, de ces boeufs écornés, de ces veaux enlevés à leurs mères ? Comment peut-on seulement accepter sans sourciller que les animaux de réforme soient envoyés par bétaillères ou bateaux dans des conditions déplorables vers l’Afrique ou le Moyen-Orient ?

Elle ne le comprend tout simplement pas et se bat dès lors pour réveiller notre sensibilité d’autant « qu’avoir un élevage humain, c’est jouable ». On peut abolir les cages-batteries au profit de l’élevage sur litière ou mieux, en liberté sur pâturage.

Sa démarche n’est en effet pas extrémiste et contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle mange de la viande. « De la viande bio », précise-t-elle parce que plus respectueuse de l’animal « même si en France ce n’est pas la panacée ». Elle reconnaît la place de la viande dans la chaîne alimentaire écologique et naturelle, la fonction de recyclage du porc et de la volaille. « Mais de là à faire de la production de masse et détruire l’environnement, à faire subir aux animaux ce qu’on leur fait subir… »

Double loyauté

Ce qui la différencie des radicaux, c’est qu’elle garde toute sa sympathie aux gens. « Je suis loyale envers les animaux, je suis loyale envers les éleveurs. Simplement, on n’est pas obligé de faire de l’élevage un métier de brutes ».

Elle croit aux petits élevages en plein air, à l’abattage à la ferme, à l’étourdissement dans le milieu de vie de l’animal. « On devra manger moins de viande », ce qui sera de toute façon bon et pour notre santé, et pour la planète. « On pourra alors se permettre de la payer plus cher ». C’est tout l’esprit de la campagne « Des prix justes pour le respect du vivant » qu’elle a menée l’année dernière avec Alsace Nature en faisant se rencontrer le public avec des éleveurs ou des distributeurs.

Cofondatrice du collectif Plein Air

Anne Vonesch est la première à reconnaître que la mission qu’elle s’est choisie est des plus difficiles. Car rien n’est moins évident que de s’opposer au monde de l’élevage, surtout quand on est une femme, hors du sérail qui plus est. « heureusement mon mari et mes enfants me soutiennent. Tout le monde autour de moi s’accorde pour dire que la cause est juste. N’empêche que c’est dur. Il y a beaucoup d’échecs, on est face à un mur, un système verrouillé sur lui-même ».

Mais son apparente timidité cache une étonnante détermination et à force de ténacité, Anne Vonesch est maintenant reconnue comme une experte en son domaine.

Sous son impulsion, Alsace Nature a cofondé le collectif Plein Air, association informelle pour coordonner au niveau national la promotion d’élevages respectueux de l’animal. Le collectif dénonce les projets industriels, milite pour des avancées législatives (« au minimum pour que la réglementation européenne soit appliquée en France »), lance des pétitions, informe le public et sensibilise le consommateur.

Elle est la référente « bien-être animal » de la fédération France Nature Environnement et représente le Bureau européen de l’Environnement au niveau des groupes de dialogue civil sur les productions animales auprès de la Commission européenne. Quand elle ne bataille pas contre des fermes de taurillons ou des extensions de poulaillers industriels en Alsace, elle écrit au ministre de l’Agriculture ou aux parlementaires pour s’inquiéter du poids des lobbies dans les pseudo-études scientifiques en matière de bien-être animal ou pour demander des enquêtes sur les conditions d’abattage.

Outre la suppression prioritaire de la souffrance, « on argumente sur les besoins comportementaux des animaux qui actuellement ne sont pas pris en compte par les normes minimales de leur protection ». La puissance de l’industrie agroalimentaire est telle qu’il faut être sur tous les fronts, y compris sur le label rouge ou le bio plus porté en France sur la sécurité alimentaire que sur le bien-être animal. « Autant le poulet fermier élevé en plein air label rouge est formidable, autant le même label appliqué aux porcs est minable tellement le niveau d’exigence est bas ».

Grâce à Thierry Schweitzer, éleveur de porcs à Schleithal qu’elle a conseillé en son temps sur l’aspect du bien-être animal, elle peut donner un exemple d’un élevage respectueux des animaux économiquement viable. Il y en a d’autres en Alsace comme les fermes Durr, Faust, Jost ou le domaine du Geissberg « mais Thierry Schweitzer est sans doute le plus incisif pour avoir choisi la filière longue via la grande distribution alors que les autres font plutôt de la vente en direct ».
La faisabilité pratique comme économique des bonnes pratiques est un argument primordial pour convaincre, même si faire seulement réfléchir le consommateur aide aussi. À force de pétitions, de réunions d’information, de tractages contre les projets d’élevages intensifs, « je remarque qu’à côté des nuisances redoutées, les gens parlent de plus en plus des animaux ».

Le bonheur dans le pré

Au bout du compte, ce qui importe à Anne Vonesch est que les animaux aient une vie heureuse. Rien ne sert de se focaliser sur l’abattage si tant est que ce soit sans supplice inutile. « Le bien-être animal, c’est une vie accompagnée de moment de bonheur et de jeux. Le stress chronique, la privation, la frustration sont à l’inverse une souffrance constante ». Un élevage respectueux suppose de bien connaître les besoins physiologiques des bêtes. Et de les prendre en compte évidemment.

Elle n’aime pas évoquer le bien-être animal « à travers l’égoïsme de la consommation humaine. En termes d’éthique, quand on a un animal d’élevage, on le traite bien, on le mange et on mange tout », insiste-t-elle. Le gaspillage animal n’est qu’une preuve de plus de l’indifférence dévastatrice des éleveurs et des consommateurs.

La stupidité humaine est tout aussi terrible que la cruauté. « Il faut tout le temps faire attention, dit encore celle qui surveille et étudie le moindre projet d’installation ou d’extension d’un élevage. Il est dans notre nature de vouloir toujours plus mais il est inconcevable de le faire au détriment des espèces sensibles sans défense ». Cela en dit malheureusement long sur nos sociétés parce qu’à partir du moment « où on laisse faire des comportements d’exploitation des plus faibles, on va à l’encontre des logiques de paix ».

Une réflexion doublement motivante pour faire évoluer les droits des animaux.

61 %

173 des 283 millions de tonnes de céréales consommées dans l’Union Européenne, soit 61 %, sont destinés à l’alimentation animale (contre seulement 23 % pour la consommation humaine). « Il faut faire tourner l’élevage, faire du volume, faire des “fermes aux 1 000 vaches” pour nourrir la filière céréales. Tout se tient malheureusement, y compris le recours aux pesticides. »

16h « Foyer – salle blanche »

« La disparition des abeilles » animé par Dominique ROUSSEL Apiculteur  

Responsable de la pollinisation de 80% de la flore sauvage et de nombreuses plantes vivrières, les insectes pollinisateurs dont les abeilles, sont gravement et directement menacées par les diverses actions humaines (utilisation de pesticides, désherbages systématiques, baisse de la biodiversité végétale, introduction volontaire ou involontaire d’espèces exotiques….Chacun à son niveau peut intervenir et œuvrer pour la sauvegarde de ces familles d’insectes et participer activement au maintien de la biodiversité végétale et animale ».

 

17h « Foyer – Salle blanche»

« Comment gérer les rotations est les associations en jardinage sur sol vivant » animé par Jacques BANVOY jardinier amateur  

Dans la nature seule s’associent les plantes qui s’accordent. Au potager, si vous n’en tenez pas compte, vous risquez d’avoir de mauvaises surprises.  Comment choisir les associations bénéfiques tout en respectant la rotation des cultures ? 

 18h Inauguration

 18h à 20 h « Cour du Foyer »

Scène ouverte

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Restauration à partir de 19h (au lavoir)  

« Repas Bio 88″

Ambiance musicale avec « le Duo Influence »

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Dimanche 22 avril:

11h « salle du foyer »               

Conférence/ débat :

Lancement de la campagne départementale pour que la France signe le Traité d’interdiction des Armes Nucléaires. 

animée par le Comité Départemental du Mouvement de la Paix des Vosges

 

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Le Mouvement de la Paix, depuis 1948…

 

Qui sommes-nous ?

Le Mouvement de la Paix est une Organisation non-gouvernementale créée en 1948 et agréée «Association nationale de jeunesse et d’éducation populaire». Association loi 1901 à but non lucratif, le Mouvement de la Paix agit pour le désarmement, en particulier nucléaire, mais aussi contre la production et les transferts d’armements, pour la réduction des budgets militaires.

Constitué de près de 150 comités répartis sur toute la France et tissant des liens avec des organisations internationales pacifistes, le Mouvement de la Paix entend proposer des initiatives autour des 8 points constitutifs de la décennie internationale (ONU – UNESCO) de la promotion d’une culture de la Paix et de la non-violence :
  1. Le renforcement d’une culture de la paix par l’éducation,
  2. La promotion d’un développement durable sur les plans économique et social,
  3. La promotion du respect de tous les droits de l’homme,
  4. Les mesures visant à assurer l’égalité entre les femmes et les hommes,
  5. Les mesures visant à favoriser la participation à la vie démocratique,
  6. Les mesures visant à développer la compréhension, la tolérance et la solidarité,
  7. Les mesures visant à soutenir la communication participative et la libre circulation de l’information et des connaissances,
  8. Les mesures visant à promouvoir la paix et la sécurité internationales.

Nous rassemblons des femmes et des hommes aux opinions philosophiques, religieuses, politiques différentes, mais qui sont en accord sur le fait que les menaces pour la paix et la sécurité des peuples s’appellent misère, pauvreté, chômage, injustices, analphabétisme, ignorance, manque de démocratie et qui désirent :

  • S’opposer aux guerres et promouvoir la résolution politique et pacifique des conflits.
  • Soutenir les forces de la paix qui agissent au coeur des conflits.
  • Défendre une conception globale de la construction de la paix au travers de la promotion d’une culture de la paix.

En s’inscrivant dans la culture de paix, en s’ouvrant largement à toute la société et en permettant aux nouvelles générations d’y prendre leur place, le Mouvement de la paix participe au renouveau du pacifisme. Le Mouvement de la Paix entend agir pour la prévention des conflits en se mobilisant sur les causes des guerres.

Le Mouvement de la paix développe une solidarité internationale active en partenariat avec les acteurs de terrain aux quatre coins du monde. Il participe à différents réseaux notamment le Conseil Mondial de la Paix, le Bureau International de la Paix et Abolition 2000.

Le Mouvement de la Paix participe à l’émergence d’un monde nouveau en s’engageant dans le mouvement alter-mondialiste comme acteur du mouvement mondial de la culture de la paix promu par l’ONU.

 

NOS AXES D’ACTIONS :

  • La promotion de la culture de la Paix et l’éducation à la culture de la Paix
  • Le soutien à la charte de l’ONU et le développement des organismes multilatéraux de sécurité
  • L’arrêt des guerres et le règlement pacifique des conflits
  • Le désarmement et l’élimination des armes nucléaires
  • La diminution des budgets militaires et la reconversion des industries militaires
  • La démilitarisation des relations internationales et la promotion d’une sécurité humaine
  • La mondialisation de la Paix et l’émergence d’un nouveau monde

Site: www.mvtpaix.org 

11h 30 à 14h 30 « Restauration au lavoir »

 « Repas Bio 88″

Les producteurs  vous proposent de les retrouver  pour déguster un repas Bio et Local !

Voir menus et tarifs dans la rubrique « Restauration »
ou
https://www.facebook.com/repasbio88/
 

14h à 17h Circuit en véhicule tracto-mobile

Visite de ferme : La conversion en bio

 

15h « salle du foyer » 

Agriculture Bio:   Le revenu des paysans 

Contractualisation, prix rémunérateurs, aides PAC, rémunération des biens publics, la difficile équation du revenu des agriculteurs.

Animation: GAB 88 et CGA de Lorraine

15h à 17h « jardin stand l’Or des Graines »

Echanges de graines entre jardiniers
 
animé par l’association « l’Or des Graines » membre du Réseau Semences Paysannes
 

Un troc de graines est un moment de grande convivialité où les jardiniers peuvent s’échanger des graines. C’est aussi l’occasion de partager des savoirs faire avec d’autres jardiniers.

Si vous n’avez vraiment rien à échanger, vous pouvez toujours venir avec votre sourire, et repartir avec des idées, et des conseils de passionnés.

Venez nombreux !!!

Pour plus d’informations : contact@lordesgraines.fr
                                                      http//www.semencespaysannes.org 

L’Association l’Or des Graines a pour but :

-  de collectionner, cultiver et multiplier à but expérimental, dans les fermes certifiées agriculture Biologique et jardins cultivés écologiquement, les espèces et variétés anciennes et paysannes (céréalières, potagères, fourragères, fruitières ainsi que les fleurs et plantes aromatiques et médicinales) ;

- d’évaluer l’intérêt agronomique, l’adaptation à nos terroirs, ainsi que les qualités alimentaires de ces variétés ;

- de favoriser leur conservation en facilitant les échanges de graines entre producteurs adhérents (sous convention expérimentale) ;

- d’être un lien régional avec le  «Réseau Semences Paysannes » http://www.semencespaysannes.org

- de sensibiliser les citoyens à la diversité des produits végétaux (goût, formes, couleurs, et usages), à la problématique des brevets et OGM, et aux questions concernant les droits sur les semences : droit de ressemer, d’échanger…

-  de retrouver et diffuser les connaissances et savoir-faire sur les techniques de sauvegarde et de sélection.

 

 

15h30 « salle blanche-Foyer »

Retour d’expérience sur la culture en sol vivant.

animation Jacques BANVOY, jardinier amateur

Au jardin, le travail minimum du sol, la couverture permanente avec de la matière organique soit sous forme de déchets (feuilles, restes de culture, BRF….) ou d’engrais verts, est une manière de reproduire un sol que l’on retrouve dans la nature. Cette pratique qui permet d’améliorer la fertilité du sol a beaucoup d’avantages mais aussi des inconvénients.

Comment peut-on tirer au mieux parti de cette technique ?

 

 

 

Animations et conférences 2017

  TOUT le WEEK END

Samedi: 14h à 19h

Dimanche: 1oh à 18h

 
MARCHE DE PRODUITS BIOLOGIQUES ET ECOLOGIQUES
100  EXPOSANTS

Producteurs, transformateurs, distributeurs, artisanat, habitat sain, énergies renouvelables, associations….

Ateliers découverte pour les enfants
- Les animaux de la ferme
- Fabrication du beurre et de la farine
animé par la Ferme du Pichet
http://www.fermedupichet.fr/notre-ferme-itinerante/
 
 

Samedi 15 avril

14h à 17h « Circuit en véhicule  tracto-mobile » 

 «  A la découverte des plantes sauvages comestibles »

Suivi d’un atelier cuisine

15h 00 à 16h 30  « Salle du foyer»                                                                      Solution

Atelier-conférence

« Les ponts thermiques »

Où se perd la chaleur? Restitution d’une balade avec une caméra thermique dans Relanges Animé par l’association ALEC

Agence Locale de l’Énergie et du Climat pour le secteur Épinal  http//www.alec-epinal.com/

 

16h   « Grange Thièbaut »

 » La disparition des abeilles »

animé par Dominique ROUSSEL

 

16h30   « Salle du foyer »                                                                         Solution

Conférence

« Des convictions diverses pour accueillir les migrants »

Présentation par le CCFD Terre Solidaire d’une vue d’ensemble des migrations dans le monde.

 Concernant l’accueil et l’accompagnement des migrants sur notre secteur,
différents acteurs locaux exprimeront leur action, mais surtout
      quels sont les ressorts, les convictions qui stimulent cet engagement.
 avec la participation de
        . L’église mennonite de la Vôge.
        . L’association musulmane de Contrexéville
        . La paroisse catholique de Darney
        . La maison pour tous de Darney
        . La mairie de Monthureux

 

17h « Grange Thièbaut »

« Si on essayait l’électro-culture »

 
Animé par Emile MONTEMONT
 
Cette technique permet de canaliser les énergies magnétiques, électriques et certaines fréquences captées par différents types de circuits, d’antennes, qui sont en rapport avec l’effet pile, une barre de cuivre et une barre de zinc ou tube galvanisé ce qui permet de récupérer une faible tension continue qui circule dans le sol.
Le matériel:
Utilisation d’antennes dans le sol ou sur le sol constituées d’un fil galvanisé avec un aimant côté sud orientées vers le nord géographique, de circuit oscillant Lakhovsky, d’antenne type pantographe, de pyramide. La petite démonstration de mesure de la tension entre un piquet cuivre et galva plantés dans le sol.


18h « Grange Thièbaut »

 » Retour d’expérience sur la culture en sol vivant « 

Animé par Jacques BANVOY
 
Au jardin, le travail minimum du sol, la couverture permanente avec de la matière organique soit sous forme de déchets (feuilles, restes de culture, BRF….) ou d’engrais verts, est une manière de reproduire un sol que l’on retrouve dans la nature. Cette pratique qui permet d’améliorer la fertilité du sol a beaucoup d’avantages mais aussi des inconvénients.
Comment peut-on tirer au mieux parti de cette technique ?
 
 
 
 

A partir de 19 h    « au lavoir »

« Repas Bio 88″

Ambiance musicale avec le groupe « Duo Influence »

Les producteurs  vous proposent de les retrouver  pour déguster un repas Bio et Local !
Voir menus et tarifs dans la rubrique  » Restauration  »
ou   https://www.facebook.com/repasbio88/

 

 

 

 

Dimanche 16 avril

 

 11h « salle du foyer »

Conférence/débat

« Le revenu de base »

L’actualité rattrape le thème choisi pour cette année ! Histoire, éléments de compréhension et enjeux d’un projet ambitieux.
Animé par le Mouvement Français pour le revenu de base

Pour plus d’information:  http://www.revenudebase.info/ 

 

 

11h 30 à 14h 30 « Restauration au lavoir »

 « Repas Bio 88″

Les producteurs  vous proposent de les retrouver  pour déguster un repas Bio et Local !

Voir menus et tarifs dans la rubrique « Restauration »
ou
https://www.facebook.com/repasbio88/

 

14h à 17h « Circuit en véhicule  tracto-mobile » 

 « A la découverte des plantes sauvages comestibles»

Suivi d’un atelier cuisine

 

 

15h « Grange Thièbaut »                                                        Solution

« Carnet de voyage »

Deux étudiantes sont parties à vélo, dans 7 pays européens à la recherche de semences paysannes.
Le projet (d’où est venue l’idée, itinéraire, matériel, financement…)
La comparaison des 3 fermes où elles ont travaillé
Les paysages et les rencontres au fil des 7 pays traversés

Conférence suivi d’un débat avec l’Or des Graines sur les semences paysannes

 

 15h « salle du foyer »                                                                         Solution

Conférence

« Des citoyens dans les projets de production d’énergie renouvelable »

Projets locaux en cours et à venir. Comment et pourquoi s’impliquer?
animé par le groupe local Horizon, Enercoop, Epinal en Transition.
 
 

15h à 17h « espace jardin stand l’Or des Graines »

Echanges de graines entre jardiniers
 
animé par l’association « l’Or des Graines » membre du Réseau Semences Paysannes
 

Un troc de graines est un moment de grande convivialité où les jardiniers peuvent s’échanger des graines. C’est aussi l’occasion de partager des savoirs faire avec d’autres jardiniers.

Si vous n’avez vraiment rien à échanger, vous pouvez toujours venir avec votre sourire, et repartir avec des idées, et des conseils de passionnés.

Venez nombreux !!!

 
Pour plus d’informations : contact@lordesgraines.fr
                                                      http//www.semencespaysannes.org 

 

L’Association l’Or des Graines a pour but :
 
-  de collectionner, cultiver et multiplier à but expérimental, dans les fermes certifiées agriculture Biologique et jardins cultivés écologiquement, les espèces et variétés anciennes et paysannes (céréalières, potagères, fourragères, fruitières ainsi que les fleurs et plantes aromatiques et médicinales) ;
 
- d’évaluer l’intérêt agronomique, l’adaptation à nos terroirs, ainsi que les qualités alimentaires de ces variétés ;
 
- de favoriser leur conservation en facilitant les échanges de graines entre producteurs adhérents (sous convention expérimentale) ;
 
- d’être un lien régional avec le  «Réseau Semences Paysannes » http://www.semencespaysannes.org
 
- de sensibiliser les citoyens à la diversité des produits végétaux (goût, formes, couleurs, et usages), à la problématique des brevets et OGM, et aux questions concernant les droits sur les semences : droit de ressemer, d’échanger…
 
-  de retrouver et diffuser les connaissances et savoir-faire sur les techniques de sauvegarde et de sélection.

 

 16h 30 « salle du foyer »    

Conférence

Monnaie Locale

Présentation du projet en cours sur les Vosges.
 
Animé par le collectif  » Brimbelle »

 

 

Animations et conférences 2016

Samedi 16 avril

 

14h à 17h « Circuit en véhicule  tracto-mobile » 

 « Promenade autour de la  forêt à la découverte des plantes sauvages comestibles

 

14h à 19h  « espace jardin stand Vent de Nature »

- Exposition photos naturalistes « Echange minéral » où le public est invité à partager un regard sur différentes photos minérales au milieu de pierres chantantes et autres sons de la nature.
- Découverte de plantes à sons : des plantes utilisées pour fabriquer des objets sonores,
-  Ateliers participatifs et coopératifs sonores : les familles par groupe de 10 personnes, se posent dans un espace délimité et défini, et ensemble, jouent sur des instruments nommés magikebo.
 
 

15h  « Jardin partagé »

« Initiation et construction d’une butte en permaculture »

Partages d’expériences  avec la participation d’Emile MONTEMONT & Jacques BANVOY

 

15h30 à 17h30  « Salle du foyer »

Table ronde

Auto-construction et autonomie – maison en paille, éolienne…   Animée par Epinal en transition

Site:   https://epinal-en-transition.fr  

Suiveur solaire  exposé à Relanges

 

16h à 17h 30 « Grange Thièbaut »

« Conséquences de l’arrivée du frelon asiatique pour l’apiculture »
animé par D. ROUSSEL apiculteur
 

 

 

18h « Salle blanche »

Table ronde

« Comment les différentes religions s’engagent pour et dans l’écologie »

Suite au succès de la « halte spirituelle » lors de Relanges Bio 2015, nous avons décidé de reconduire ce lieu de calme et de réflexion. Le samedi à 18h, nous proposons une table ronde sur le positionnement des religions par rapport à l’écologie.

De nombreuses actions sont réalisées depuis plus ou moins longtemps et les bases des religions se réfèrent très souvent au respect de la création qui nous a été confiée.

Seront là pour nous donner leur point de vue et en discuter : des représentants des églises protestantes, mennonites, catholiques et des communautés musulmanes du secteur.

 

18h 30 20h 30 « Restauration au lavoir »

« Repas Bio 88″

Les producteurs  vous proposent de les retrouver  pour déguster un repas Bio et Local !

Voir menus et tarifs dans la rubrique « Restauration »
ou

https://www.facebook.com/repasbio88/

 
 
 

20h 30  «Grange Thièbaut »

« La magie des Sons »

Laissez-vous envahir par la magie des sons. « L’Attrapeur de Rêves » et « le Semeur de Sons » vous mèneront  au cœur  d’un voyage bercé de mélopées  relaxantes. Un voyage vers soi dans une infinie diversité de sons telles des racines nous liant à la terre.
 
Participation en conscience
 

21h « salle du foyer »

Bal Folk

avec le groupe « La Gibernotte »

Entrée 6

Dimanche 17 avril

 11h « salle du foyer »

Conférence/débat

« La justice fiscale, une utopie à construire »

L’existence des paradis fiscaux creusent des trous dans les budget des états, reportent  la charge sur les autres contribuables et accélèrent les inégalités sociales.
Les récents scandales Swissleaks ou Luxleaks imposent aux gouvernements des actions pour une meilleure justice fiscale
 
avec:
A. DELTOUR, lanceur d’alerte de l’affaire Luxleaks (https://support-antoine.org/)  ,
D. POTIER député PS de Meurthe et Moselle, membre de la commission des affaires économiques
L. Watrinet du CCFD/plateforme « stop paradis fiscaux »

http://ccfd-terresolidaire.org/infos/partage-des-richesses/paradisfiscaux/rapport-sur-la-piste-5405/

 
 

11h 30 à 14h 30 « Restauration au lavoir »

 
« Repas Bio 88″
 
Les producteurs  vous proposent de les retrouver  pour déguster un repas Bio et Local !
 
Voir menus et tarifs dans la rubrique « Restauration »
ou
https://www.facebook.com/repasbio88/

 

10h à 18h  « espace jardin stand Vent de Nature »

- Exposition photos naturalistes « Echange minéral » où le public est invité à partager un regard sur différentes photos minérales au milieu de pierres chantantes et autres sons de la nature.
 
- Découverte de plantes à sons : des plantes utilisées pour fabriquer des objets sonores,
 
-  Ateliers participatifs et coopératifs sonores : les familles par groupe de 10 personnes, se posent dans un espace délimité et défini, et ensemble, jouent sur des instruments nommés magikebo.
 
 

 10h à 18h « Espace jardin »

Activité autour de la laine de mouton animée par la Bergerie de Straiture www.bergerie-straiture.fr

 
 
14h à 17h « Circuit en véhicule  tracto-mobile » 
 

 « Promenade autour de la  forêt à la découverte des plantes sauvages comestibles»

14h  « Grange Thièbaut »

Projection du film de Zoé DELEPINE  

« Frelon asiatique, le loup dans la bergerie »

« Frelon asiatique, le loup dans la bergerie », est un documentaire de 47 minutes, sur la nouvelle menace qui plane sur les abeilles d’Europe : le frelon asiatique Vespa velutina, introduit par mégarde en 2003, dans la région bordelaise. Une course contre la montre a commencé.

http://www.frelon-asiatique-lefilm.fr/la_realisatrice.php

 

14 h « salle du foyer »

Assemblée Régionale de la NEF, animée par Dominique FAUCHEUR

Une autre façon d’appréhender la banque
Ouverte à tous

Plus d’informations: https://www.lanef.com/ 

 

 15h « salle du foyer »

« La bio une réalité face à la crise »

animée par le Groupement des Agriculteurs Biologiques des Vosges (GAB 88), en présence de Stéphanie PAGEOT présidente de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB)

 

15h à 17h « Grange Thièbaut »

 « Conférence sur l’écohabitat participatif»  Projet Oasis présenté par Marion CREMONA de Colibris Nancy.
 
Retours d’expériences:
 
ECOLLINE à SAINT DIE des VOSGES. Contact:  http://ecolline.over-blog.com
 
LES AMIS DU MOULIN DU PETIT PONT à ROLAMPONT (52). Contact:  http://www.moulindupetitpont.unblog.fr    
 
 
 
Chez Colibris, nous continuons à questionner nos modes de vie. La modernité devait affranchir l’homme du poids de la communauté et lui offrir plus de liberté pour lui permettre de se réaliser. Les conséquences négatives de cet individualisme nous rappellent que l’être humain est avant tout un être de relation, et que le sentiment d’appartenance à une communauté est nécessaire à son épanouissement.
Mais qu’est ce qu’une communauté au 21ème siècle ? En quoi peut-elle nous aider à faire face aux défis environnementaux et sociaux ? Dans le cadre de la nouvelle campagne « Oasis », Colibris propose de redécouvrir le « faire ensemble », de repenser la notion de communauté, et de l’envisager non plus comme un frein à notre liberté individuelle mais bien comme une source de richesse.
Alors si, ensemble, nous imaginions de nouveaux lieux de vie et de ressources qui seraient, à leur échelle, la maquette de la société plus écologique et citoyenne que nous avons à construire ? Décidons aujourd’hui de faire ensemble et de mutualiser des espaces et des services, dans notre immeuble, notre rue, notre quartier, notre village, partout où cela sera possible !
Une oasis peut se trouver en milieu rural ou urbain et prendre des formes différentes : écohabitat partagé, écoquartier, écohameau, écovillage, commune en transition… Autant d’oasis qui se sont fondées, pour la plupart, autour de cinq axes essentiels à l’émergence d’une société plus écologique et citoyenne : mutualisation d’espaces et de services ; gouvernance collective ; sobriété énergétique ; recours à l’agriculture locale et potagers biologiques ; transmission et partage des savoirs.
Plus de 100 lieux de ce type existent déjà en France. Colibris vise à développer la création de 100 oasis supplémentaires d’ici dix ans en accompagnant citoyens et élus !

Plaquette Oasis 2015 pdf

http://www.colibris-lemouvement.org/oasis
https://www.facebook.com/MouvementColibris/?fref=ts

 

15h à 17h « espace jardin stand l’Or des Graines »

Echanges de graines entre jardiniers
 
animé par l’association « l’Or des Graines » membre du Réseau Semences Paysannes.
 
Un troc de graines est un moment de grande convivialité où les jardiniers peuvent s’échanger des graines. C’est aussi l’occasion de partager des savoirs faire avec d’autres jardiniers.
Si vous n’avez vraiment rien à échanger, vous pouvez toujours venir avec votre sourire, et repartir avec des idées, et des conseils de passionnés.
Venez nombreux !!!
Pour plus d’informations : contact@lordesgraines.fr
 
L’Association l’Or des Graines a pour but :
-  de collectionner, cultiver et multiplier à but expérimental, dans les fermes certifiées agriculture Biologique et jardins cultivés écologiquement, les espèces et variétés anciennes et paysannes (céréalières, potagères, fourragères, fruitières ainsi que les fleurs et plantes aromatiques et médicinales) ;
- d’évaluer l’intérêt agronomique, l’adaptation à nos terroirs, ainsi que les qualités alimentaires de ces variétés ;
- de favoriser leur conservation en facilitant les échanges de graines entre producteurs adhérents (sous convention expérimentale) ;
- d’être un lien régional avec le  «Réseau Semences Paysannes » http://www.semencespaysannes.org
- de sensibiliser les citoyens à la diversité des produits végétaux (goût, formes, couleurs, et usages), à la problématique des brevets et OGM, et aux questions concernant les droits sur les semences : droit de ressemer, d’échanger…
-  de retrouver et diffuser les connaissances et savoir-faire sur les techniques de sauvegarde et de sélection.
 
 
16h  « Jardin partagé »
 
« Initiation et construction d’une butte en permaculture »
Partages d’expériences  avec la participation d’Emile MONTEMONT & Jacques BANVOY
 
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Conférences et animations 2015

Animations tout le Week-End

               Visuel de Sidonie HOLLARD
 
 
 
 
Dans le cadre de la dynamique « Vosges Climat 2015″, l’association ETC…terra, L’Eaudici, et les Petits Débrouillards, vous proposent des animations de sensibilisation à la problématique des changements climatiques.
 
Objectifs :
- sensibiliser à la problématique du climat
- apporter des connaissances sur notre climat (météo, effet de serre, température de la terre)
-apporter un éclairage sur certaines thématiques et susciter des idées d’actions concrètes.
 
 Thématiques abordées :
- Le climat ; le changement climatique
- La mobilité et le transport
- L’énergie avec l’atelier expériences et jeux sur les énergies
- L’alimentation avec l’atelier cuisine
 
Approches pédagogiques :
Scientifiques, ludiques, manuelle et artistique.
 
ETC…terra : http://www.etcterra.org
L’Eaudici : http://www.leaudici.fr
Les petits débrouillards Lorraine : www.lespetitsdebrouillardslorraine.org
 
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                                             Samedi et dimanche de 14 h à 17 h
 
Circuit en véhicule tracto – mobile
 
« Et si j’étais agriculteur bio »

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                                                      Samedi
 
15h 30 à 17h30  » Salle du Foyer »
 

La production d’énergies renouvelables est-elle une opportunité  pour notre territoire ?

Modérateur : Pascal CORRADINI (Epinal en transition) …..

Le réchauffement climatique ne pourra être maîtrisé sans une réduction très importante de la consommation des combustibles fossiles (responsables des émissions de gaz à effet de serre).
Pour cela, il sera nécessaire de réduire nos consommations d’énergie et de produire de l’énergie à partir de sources renouvelables.
Quels niveaux de réduction de consommations d’électricité, d’énergie pour le chauffage, transports …  semblent possibles ? Quelles modifications de comportements individuels ou collectifs cela occasionnerait-il ?
Quelles énergies renouvelables (Biomasse, photovoltaïque, éolien, méthanisation..) pourraient être produites sur notre territoire ? Pourraient-elles permettre d’atteindre l’équilibre entre la consommation et la production à l’ échelle de notre territoire ? Avec les participants à la table ronde nous ferons le point sur les initiatives et expériences locales  de production d’énergie ;  les coûts , les chiffres de productions et les limites ou développement de chaque système.
 
Stephane Lanterne agriculteur gérant une unité de méthanisation.
Bernard Bercan propriétaire d’une installation photovoltaïque de grande dimension
Gaec des Champs cerisier avec une installation de solaire thermique pour l’eau chaude de la ferme
Un technicien chambre d’agriculture spécialisé biomasse et méthanisation
Les élément d’un projet grand éolien
Et les expériences et chiffres des participants
 
Et pour aller plus loin..
L’investissement citoyen pourrait-il se développer de façon à impliquer et faire bénéficier les citoyens de projets d’énergies renouvelables comme en Allemagne, au Danemark, aux Pays-Bas … et plus récemment en France ?
.
 

20h 30 « Grange Thiébaut »
 
Spectacle      « Made in Colombia »
par la troupe du Théâtre des Aperçus
Entrée libre
 
 
 
Site: www.theatredesapercus.fr

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                                                       Dimanche
 
 

11h « salle du Foyer »

CONFERENCE – DEBAT

« Les changements climatiques »

animé par:       Lucile SCHMID

Femme politique française, élue socialiste au conseil régional d’Île-de-France de 2004 à 2010, élue d’opposition au conseil municipal de Vanves et candidate aux législatives de la dixième circonscription des Hauts-de-Seine en 2002 et 2007. Elle quitte le parti socialiste en fin d’année 2009 dont elle co-présidait le Laboratoire des Idées pour rejoindre Europe Écologie. Elle est membre depuis avril 2010 du bureau exécutif d’Europe Écologie.
 
Pour plus d’informations:
https://lucileschmid.wordpress.com/en-savoir-un-peu-plus/
 
 

15h à 17h « espace jardin stand l’Or des Graines »


BOURSE AUX GRAINES 
ECHANGES DE GRAINES ENTRE JARDINIERS animée par l’association  « l’Or des Graines » membre du Réseau Semences Paysannes.
 
Un troc de graines est un moment de grande convivialité où les jardiniers peuvent s’échanger des graines. C’est aussi l’occasion de partager des savoirs faire avec d’autres jardiniers.
Si vous n’avez vraiment rien à échanger, vous pouvez toujours venir avec votre sourire, et repartir avec des idées, et des conseils de passionnés.
Venez nombreux !!!
Pour plus d’informations : contact@lordesgraines.fr

 

L’Association l’Or des Graines a pour but :
-  de collectionner, cultiver et multiplier à but expérimental, dans les fermes certifiées agriculture Biologique et jardins cultivés écologiquement, les espèces et variétés anciennes et paysannes (céréalières, potagères, fourragères, fruitières ainsi que les fleurs et plantes aromatiques et médicinales) ;
 
-d’évaluer l’intérêt agronomique, l’adaptation à nos terroirs, ainsi que les qualités alimentaires de ces variétés ;
 
-de favoriser leur conservation en facilitant les échanges de graines entre producteurs adhérents (sous convention expérimentale) ;
 
- d’être un lien régional avec le  «Réseau Semences Paysannes »;
 
- de sensibiliser les citoyens à la diversité des produits végétaux (goût, formes, couleurs, et usages), à la problématique des brevets et OGM, et aux questions concernant les droits sur les semences : droit de ressemer, d’échanger…
 
-  de retrouver et diffuser les connaissances et savoir-faire sur les techniques de sauvegarde et de sélection.
 
 
 

 15h 30 « salle du foyer »

CONFERENCE

Souveraineté des peuples/Accords de libre échange

animé par le collectif anti – TAFTA

 Tafta RELANGES Bio 2015
 

15h 30 «grange Thiébaut »

TABLE RONDE

« Les jardins partagés »

Projection d’un film sur les jardins partagés (durée 15 minutes)
 
        Les différents types d’organisation  des jardins partagés
 
Intervenants :
Marion CREMONA Colibris Nancy
Jérôme KIEFER  Les jardins d’Agapé
Un(e) représentant du projet jardin Relanges
Un(e) représentant du jardin de Lerrain
Un(e) représentant du jardin de Monthureux/Saône
 
       Un jardin partagé est un jardin qui se conçoit, se construit et se cultive collectivement.
Il est le fruit d’une concertation et d’une coopération dans la durée entre les jardiniers participants et les partenaires du projet.
 
Un jardin partagé …
  C’est un lieu où peuvent s’incarner dans la simplicité les utopies à même d’accompagner la transition profonde à laquelle une frange croissante de personnes aspire, sur les plans intiment liés de l’humain et de l’écologie.
  Il est la manifestation concrète d’une volonté d’aménagement pérenne du territoire à une échelle humaine, où la reconquête d’une certaine autonomie se trouve placée au service d’un mieux-être en terme de santé individuelle & collective.
  On y voit fleurir la commensalité, cette joie issue de l’abondance partagée.  Peut alors (re)naitre l’espoir de cultiver un nouvel art d’être & d’agir ensemble, fruit d’une action guidée par un principe de coopération, qui fait sens face aux ravages d’une société divisée & fragmentée, basée sur des valeurs de compétition.
  Il offre en effet l’opportunité de se (re)connecter à l’aspect universel des cycles du vivant en s’émerveillant devant la générosité, la force & l’intelligence de la Nature.
 
  Il constitue un endroit privilégié pour favoriser le lien intergénérationnel à travers la transmission de savoirs-faire, l’échange de savoirs & le (ré)apprentissage d’un certain savoir-être avec l’autre.
 Au sein d’un tel projet de vie en groupe s’entrelacent des dimensions à la fois symboliques et pragmatiques. C’est par excellence le lieu d’expériences ludiques en co-création qui ouvrent des brèches dans l’imaginaire collectif ; de celles qui permettent d’entrevoir la perspective d’autres possibles dans notre manière d’habiter cette planète : en paix.
 
                                                                                                          Jérôme K
« L’Avenir est ce que vous faites maintenant »   GHANDI
 
 
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Conférences et animations 2014

Samedi 15h à l’Espace Jardin
 
« PROBLEMES LIES A LA RECHERCHE DE GAZ DE CHARBON EN LORRAINE » animé par le collectif « STOP d’hydrocarbures » de Lorraine et d’Alsace
 

Le gaz de couche : retour vers le passé pour la Lorraine et pour le Nord

Marie-Noël Stephan (Collectif lorrain Stop gaz d’hydrocarbures)

Le gaz de couche est présenté comme un atout économique dans le Nord et en Lorraine. Mais son impact environnemental est très lourd pour un gain économique et d’emploi très limité.


C’était des terres de mines : le Nord Pas de Calais, la Lorraine, l’Ardèche, toutes ces régions ont souffert durant plus de cent ans, payant un lourd tribut, enrichissant les sociétés propriétaires. On croyait le chapitre clos, c’est ce qu’on a dit lorsque la dernière mine de charbon de France, celle de la Houve, a fermé en avril 2004, mais de nouveaux pillards ont surgi. Ils forent à répétition les terres étasuniennes, australiennes, polonaises et veulent maintenant nous faire subir le même sort.

Le gaz de couche, habilement maquillé en gaz de houille, qui a meilleure mine car toujours présent dans le subconscient de la population minière, suscite de nouvelles convoitises.

C’est du CH4, du méthane, déjà extrait du schiste par la fracturation hydraulique. Le même méthane qui fuit des anciennes mines, appelé « grisou » et qui fait l’objet de captation sécuritaire. Le même méthane qui émane des marécages en raison de la décomposition des matières végétales. Le même qui résulte des fermentations digestives des bovins, en surnombre, mais aussi des pets humains.

C’est surtout le même qui est piégé en quantité considérable dans le pergélisol sibérien, lequel est en train de fondre en raison du changement climatique.

Il se perd dans l’atmosphère s’il n’est pas brûlé, et sa capacité d’effet de serre est vingt fois plus élevée que celle du CO2, le gaz carbonique.

Le gaz de couche est une énergie fossile, qu’il faut aller extraire par « forage destructif au rotary » à 1500 m de profondeur (technique utilisée par la société EGL).

L’homme ne sait plus faire autrement que brûler, brûler et encore brûler de l’énergie pour quelques besoins primaires, mais surtout pour quantité de « besoins » futiles, voire inutiles.

Alors que des projets de captation du CO2 excédentaire, résultant de l’utilisation d’énergie fossile pour l’activité humaine sont en cours, nécessitant des sommes faramineuses, des sociétés investissent encore dans la recherche et l’exploitation de méthane.

Totalement contradictoire

Un seul forage d’exploration coûte 1 900 000 € par puits, monopolise 5 000 mètres carrés de terres agricoles, génère 30 500 m3 de méthane dispersés dans l’atmosphère ou brûlés en torchère, produit des eaux d’exhaure contenant métaux lourds et radionucléides (arsenic, chlore, strontium, baryum), nécessite quantité de déplacements d’engins et de camions, et ne génère semble-t-il que 0,8 emploi par puits.

Si l’exploration se révèle intéressante, une exploitation industrielle de ce gaz est prévu, et c’est alors cent-quatre-vingt puits qui seront forés pour une production durant… cinq à neuf ans, dans des campagnes non encore industrialisées.

Comment se fait-il que personne ne parle de cela ? Les dossiers ne sont pas lus par les personnes ayant autorité au sein des pouvoirs publics, les sociétés demandeuses de permis bénéficient de leur confiance, et leurs vérités, même tronquées ou maquillées, sont seules entendues. Les mots magiques ouvrant toutes les portes, sont « création d’ emplois », mots devenus arme de guerre d’élus en mal d’électeurs, pourtant ils sont rarement vrais.

En janvier 2013, un entrefilet dans un journal local précise : « En termes d’emplois, si ça fonctionne, ce sera plus fort que la plate-forme commerciale des Chinois d’Illange ou que ne l’aurait été le projet Skylander ».

Le premier projet devrait créer trois mille emplois, mais seulement 1,5 par entreprise, puisqu’elles seront deux mille, dont des salariés chinois et le deuxième qui vient de s’écrouler, placé en redressement judiciaire avait bénéficié d’une subvention de vingt millions d’euros versée par le Conseil Régional de Lorraine, donc par les contribuables lorrains, non consultés.

Le temps est peut-être venu de sortir du XXè siècle, pour enfin aborder ce tournant de notre Histoire, sortir des énergies fossiles, parier sur la sobriété, changer de paradigme, avec les citoyens, premiers concernés : Penser global, agir local

 

 

 
Samedi de 16h à 18h au foyer Rural
 
Table ronde
 « AUTONOMIE MOBILITE »  Diminuer l’impact carbone sur les transports par l’utilisation de l’énergie électrique. Mais quelle électricité?
 
 
 
Samedi 17h à l’Espace Jardin
 
« LES ENGRAIS VERTS AU JARDIN » animé par Jacques BANVOY, jardinier amateur
La culture d’engrais verts est une des pratiques de base du jardinage écologique. La culture puis l’incorporation d’une couverture végétale permet de maintenir et d’améliorer la fertilité des sols. Les engrais verts constituent une des réponses à de nombreuses préoccupations du jardinier : protection et amélioration de la structure du sol, stimulation de l’activité biologique, maîtrise des adventices, éventuellement protection sanitaire.

 

Dimanche 15h au foyer Rural

« UNE STRUCTURE EN ARBORICULTURE FRUITIERE » animée par Philippe PROT arboriculteur
 
 

 

 

Dimanche 15h à l’Espace Jardin

 

 » LA DISPARITION DES ABEILLES  » animé par Dominique ROUSSEL, apiculteur
 
Un désastre écologique mondial qui pourrait mettre en péril l’humanité toute entière.
Aujourd’hui, un tiers de notre nourriture dépend directement de l’abeille, un des insectes pollinisateur le plus important de notre planète. Or, depuis plusieurs années, des millions d’abeilles disparaissent. Pourquoi
 
 
 
 
 
 
 
 Animations
 
 Jeux coopératifs animées par Vosges Nature Environnement
 
Lieu: Foyer Rural 
Durée: 1h 15
Horaire: samedi 17h – dimanche 16h
 
Vous avez entre 4 et 99 ans et vous avez une envie par votre nature ou votre culture de jouer, de créer du lien, d’échanger, de coopérer, de développer ou d’exprimer  vos compétences sociales et relationnelles alors cet atelier peut vous intéresser. A travers des jeux coopératifs drôles et captivants comme « la transition énergétique », « la vache qui tache sans tache », etc, Vosges Nature Environnement vous propose que l’on  joue ensemble de manière non violente tout en communiquant et en expliquant entre chaque jeu,  le choix du jeu par rapport à l’environnement. Par cet atelier Vosges Nature Environnement s’inscrit et participe de manière ludique à l’éducation à l’environnement.
Les jeux coopératifs sont un excellent outil avec une pédagogie tournée vers le respect et la connaissance de soi et de la nature.

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Conférences de l’édition 2013

« LES GAZ DE SCHISTE »Projection du film « Gasland » suivie d’un débat animé par le collectif

Gasland est un film documentaire américain sorti en 2010.
Écrit et réalisé par Josh Fox, il a pour objet d’expliquer l’impact environnemental  et sanitaire de la méthode d’extraction du gaz de schiste  par fracturation hydraulique.
 

 « MANGER BIO C’EST MIEUX »  par Claude AUBERT, pionnier de l’agriculture biologique en France, est l’un des fondateurs de Terre vivante. Il est l’auteur de nombreux livres sur l’agriculture biologique, l’alimentation saine et les relations entre environnement et santé.

 
 
 PROJECTION DU FILM  » LA BELLE BIO » Réalisatrice Isabelle JEHANIN
suivi d’un débat animé par le Groupement des Agrobiologistes des Vosges.
Depuis le début des années 2000, les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers l’agriculture biologique. Pour certains, le choix se fait directement lors de leur installation; pour d’autres, il s’opère après plusieurs années passées dans l’agriculture conventionnelle.
Le film « La belle bio » donne la parole à des paysans lorrains qui ont décidé de s’orienter vers cette agriculture. Il montre le cheminement de ces hommes et de ces femmes qui ont franchi le pas, il expose leurs craintes, leurs doutes, mais aussi leur sentiment d’avoir fait « le bon choix ». Il rappelle que dans cette aventure, ils ne sont pas seuls, des structures et des réseaux en Lorraine sont là pour les accompagner, des filières organisées se mettent en place. Il laisse surtout à entendre la satisfaction de ces hommes et de ces femmes à vivre dignement d’un métier qu’ils ont choisi librement. Ce film est destiné à rencontrer un large public au cours de projections-débats. Le grand public y découvrira le visage et les convictions de celles et ceux qui proposent des produits sains et locaux (viande, lait, légumes, pain, etc). Les agriculteurs conventionnels tentés par une nouvelle manière de produire auront le témoignage de ceux qui ont déjà vécu cette expérience. Les agriculteurs biologiques y verront  un encouragement  à poursuivre dans la voie d’une agriculture de progrès.
Un film à partager, des expériences à échanger, une agriculture à développer
Bonde annonce:  http://www.youtube.com/watch?v=Gj8ZLcNIXzs
 
 
 » LA DISPARITION des ABEILLES «  par Dominique ROUSSEL, apiculteur.
Projection d’un DVD suivie d’un débat. 
 
Un désastre écologique mondial qui pourrait mettre en péril l’humanité toute entière.
Aujourd’hui, un tiers de notre nourriture dépend directement de l’abeille, un des insectes pollinisateur le plus important de notre planète. Or, depuis plusieurs années, des millions d’abeilles disparaissent. Pourquoi
 
 
 « LA REVOLUTION DES SOLS VIVANTS »
par Jacques BANVOY,  jardinier amateur. Projection d’un film suivie d’un débat.
 
La Révolution des sols vivants réalisé par Perrine Bertrand et Yan Grill nous entraînent à la rencontre d’acteurs de terrain (agronomes, agriculteurs conventionnels, agriculteurs et jardiniers biologiques) qui ont choisi des solutions alternatives non dégradantes, adaptées à notre pays, à nos champs et à nos jardins…Produire sainement tout en respectant notre outil de travail, le sol.
 Ce film  pose la question des sols nus dévitalisés, avec la dépréciation de la haie et de  l’arbre champêtre. Les nombreux intervenants invités dans le film, s’interrogent sur l’agriculture de demain et proposent des solutions.
 Leur idée ? Révolutionner le travail du sol, non pas en revenant en arrière, mais en s’inspirant de la nature. L’idée c’est d’abandonner les sols nus au profit des sols couverts, favorisant ainsi la création d’humus et le retour d’une vie intense dans le sol. Les vers de terres aèrent le sol, nourrissent les racines d’un azote naturel et plus efficace; les racines des arbres et des haies favorisent le décompactage du sol, tout en limitant efficacement les effets de l’érosion.
 
 
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Conférences de l’édition 2012

 « La transition écologique»par Bruno REBELLE Ancien directeur des programmes de Greenpeace International

TRANSITIONS / NOUVEL ENJEU POLITIQUE
Tout le monde, ou presque, s’accorde sur l’analyse du monde actuel : enchevêtrement de crises économiques, sociales et écologiques, perte de sens, tensions croissantes qui laissent craindre des explosions de violences…
Tout le monde, ou presque, se satisfait également de la définition d’un nouveau mode de développement qui mettrait en avant des objectifs d’équité sociale et territoriale, de protection de l’environnement du local au global, d’épanouissement des individus et de renforcement de leur appartenance à la société. Certains parlent de développement durable, d’autres évoquent un nouveau modèle de société dans lequel l’économie serait enfin au service de l’homme après que, pendant trop longtemps, l’homme ait été au service de l’économie.
Cependant entre le constat du chaos actuel et le dessein d’un idéal à venir, tout le monde bute sur la méthode pour passer de ce dont on ne veut plus à ce que l’on souhaite tous. Certes des initiatives voient le jour ici ou là, soit sur des secteurs d’activité spécifiques, soit sur des territoires précis. Si ces expériences sont toujours porteuses d’enseignements et d’espoirs, force est de constater qu’elles ne font pas encore « système »… La transformation ne s’opère pas et très vite l’impératif économique reprend le dessus avec son implacable logique : il faut produire des richesses pour alimenter l’économie, et éventuellement pour certains courant politiques pour pouvoir redistribuer ces richesses.
La question n’est donc pas tellement de définir « une fois de plus », le modèle idéal de société qu’il faudrait construire, cet « autre monde possible », mais bien d’identifier les premières étapes de la transformation. En d’autres termes, la question est de savoir par où on commence ?
Bruno Rebelle a la chance d’avoir vécu trois expériences professionnelles et militantes, différentes et complémentaires : un engagement en matière de solidarité internationale comme Président fondateur de Vétérinaires sans Frontières qui l’a conduit à travailler auprès des éleveurs de pays en développement ; dix années d’implication comme dirigeant de Greenpeace en France et à l’internationale au cours desquelles il a saisi la nature des rapports de force entre gouvernements, entreprises et société civile ; une pratique professionnelle de conseil auprès de collectivités, d’entreprises et d’associations pour promouvoir des pratiques plus responsables. S’ajoute à cela une courte expérience en politique comme conseiller environnement de la candidate du PS à la Présidentielle de 2007. Bruno Rebelle s’efforce aujourd’hui de faire le lien entre les ambitions et les pratiques, entre l’idéal et le réel, pour animer des processus de transitions, de transformations, de métamorphoses dirait Edgar Morin. Avec son équipe il anime ces transitions multiples et complexes en encourageant les passerelles, les échanges, mais aussi les confrontations car il est persuadé que s’il n’y a pas de problème sans solution, il faut aider les acteurs – quels qu’ils soient – à sortir des postures qu’ils adoptent trop facilement et qui bloquent trop souvent les évolutions possibles.
Pour Bruno Rebelle, la transformation écologique et sociale est d’abords une question de méthode. En cela elle est un vrai sujet politique !
Bruno présentera son approche en partant de ces expériences, en soulignant les limites de la confrontation et en identifiant quelques pistes pour accélérer les mutations au bénéfice d’un développement plus solidaire, plus responsable et de fait, plus enthousiasmant.
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« Table ronde sur les initiatives locales liées à la transition »

Présentation des initiatives locales liées à la transition
  -   Relocalisation de l’économie (Ma Hotte Pierre MENGIN)
  -   L’habitat groupé  (Ecolline Anne BURGEOT)
  -   La création d’une monnaie locale complémentaire (Laurent BONNE)
  -  Les jardins partagés (Olivier AMBROSI)
  -    Le covoiturage  (COVIVO Mathieu JACQUOT)
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«La pollution atmosphérique liée  au brulage sauvage de déchets  polluants» par le Professeur J-M HAGUENOER  Ancien Directeur du laboratoire de toxicologie professionnelle et environnementale de l’Institut de santé au travail de Lille. Président de l’Association pour la prévention de la Pollution atmosphérique.

Le professeur J.M. HAGUENOER présente les risques sanitaires liés au brûlage à l’air libre, ainsi que les principales substances toxiques émises lors d’une combustion et leurs effets sur la santé. Parmi ces substances, des métaux lourds (dont le plomb, le cadmium et le mercure), de nombreuses molécules de la famille des dioxines, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des particules fines et des gaz toxiques (SO2, NOx, HCl, CO, COCl2…). Parmi les nombreux effets sur la santé, on peut citer les troubles respiratoires et nerveux, la détérioration du système immunitaire, le pouvoir cancérigène et tératogène. L’exposition directe aux fumées augmente les risques. Ainsi, les pyromanes, mais également les pompiers, les policiers et les gendarmes susceptibles d’intervenir sont particulièrement exposés. Par ailleurs, en se déposant sur le sol ou les végétaux, ces produits toxiques issus de la combustion peuvent entrer dans la chaîne alimentaire et contaminer l’homme. Cette contamination peut affecter la qualité et l’espérance de vie.
En conclusion, l’incinération sauvage est illégale et n’a donc pas lieu d’exister. Elle doit être combattue, y compris et surtout dans les jardins à proximité des maisons et des populations. Les effets irritants et toxiques des gaz et des composés organiques volatiles peuvent avoir des conséquences graves, en particulier pour les personnes les plus sensibles.
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« La disparition des abeilles » par Dominique ROUSSEL, apiculteur.

Les cultures de mais OGM là où elles sont faites, contaminent par leur pollen les récoltes faites par les abeilles qui vont naturellement butiner le maïs pour récolter du pollen. Les cultures voisines de maïs sont également polluées et le taux de contamination ne peut que progresser d’années en années. Cette situation risque de condamner les productions labellisées ne voulant pas d’OGM. C’est ainsi une grave atteinte à la liberté d’entreprendre, pour ceux qui ne désirent pas avoir d’OGM dans leurs cultures.
 
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«Créer un jardin forêt»  par Anne DEROUET formatrice en permaculture

Le jardin-forêt est un jardin qui imite le fonctionnement de la forêt  pour une production alimentaire abondante et très variée. Pour cela, on occupe au maximum la parcelle en utilisant les différents étages de  végétation (arbres, arbustes, plantes herbacées et grimpantes…). C’est une façon de jardiner esthétique, écologique et peu fatigante pour le jardinier.
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Conférences de l’édition 2011

« La riposte des paysans » par Sylvia PEREZ-VITORIA, économiste, sociologue.

« Les chemins sur lesquels se sont engagés les nouveaux mouvements paysans ne sont pas faciles tant les forces qui occupent le terrain depuis 150 ans sont structurées et sûres d’elles »
Les propositions que font les paysans vont bien au-delà d’une simple remise en cause du modèle agricole. Il s’agit d’une interrogation globale sur les sociétés dans lesquelles nous vivons. Leur riposte nous concerne tous »
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« Les acteurs d’un monde sans OGM sont ils efficaces, pertinents et réalistes ? »

Militants, faucheurs, élus, consommateurs débattent.
 
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 « Bio cohérence : une éthique, un engagement, une marque »  Présentation  de la charte, du cahier des charges par le GAB 88.

« Née d’une démarche exigeante, la marque Bio Cohérence s’engage du producteur au consommateur pour une agriculture biologique respectueuse des équilibres environnementaux, sociaux et économiques »
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« La disparition des abeilles » par Dominique ROUSSEL, apiculteur.

«Responsable de la pollinisation de 80% de la flore sauvage et de nombreuses plantes vivrières, les insectes pollinisateurs dont les abeilles, sont gravement et directement menacées par les diverses actions humaines (utilisation de pesticides, désherbages systématiques, baisse de la biodiversité végétale, introduction volontaire ou involontaire d’espèces exotiques….)
Chacun à son niveau peut intervenir et œuvrer pour la sauvegarde de ces familles d’insectes et participer activement au maintien de la biodiversité végétale et animale ».
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«Présentation de la permaculture » par Anne DEROUET formatrice en permaculture.

« La permaculture est une approche globale et pratique pour créer des modes de vie durables, utilisable partout et par tout le monde. Elle apporte des outils à tous ceux qui se demandent comment réussir la descente énergétique que nous devons commencer dès maintenant, dans la  perspective de la fin des énergies abondantes et bon marché. Depuis plusieurs décennies, elle est appliquée dans le monde entier et est enseignée dans le cursus scolaire et universitaire de plusieurs pays. »
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Conférences de l’édition 2010

« L’Agriculture Biologique peut-elle nourrir le monde? »

par Marc DUFUMIER professeur à AGRO-PARIS TECH

http://www.youtube.com/watch?v=vMsDyiYZZ5k

Pour visualiser le diaporama de la conférence : Le Bio peut-il nourrir la planète

Conférences de l’édition 2009

« Le monde selon Monsanto »

par Marie Monique ROBIN, réalisatrice du film, nous fera part de son incroyable expérience au contact de ceux qui luttent contre la main mise des promoteurs d’OGM sur l’agriculture mondiale.

 

Conférences de l’édition 2008

« Eloge de la simplicité volontaire »

par Hervé René Martin auteur de la « mondialisation racontée à ceux qui la subissent »

 

 

Conférences de l’édition 2007

« Le scandale des pesticides »

par François VEILLERETTE

 

Conférences de l’édition 2006

« Agriculture, Santé et Environnement » 

Par Philippe DESBROSSES, président de la section Bio de la CNLC